Pascal Quittemelle, fondateur et directeur du magazine Profession Photographe et jury du concours

Pascal QUITTEMELLE, membre du jury du concours : « Les 100 plus belles photos du Bénin » défend les photographes et leur profession depuis de nombreuses années maintenant. Il est à l’origine du Concours des Photographies de l’Année, fondateur du magazine : « Profession Photographe » et « Pando ». Il nous livre dans cet interview son meilleur conseil pour réussir à percer comme photographe : être passionné, ce qu’il a toujours été lui-même.

Bonjour Pascal QUITTEMELLE,

De quelle origine es-tu ?

Je suis Français, né dans le Perche (Orne). J’ai épousé une vosgienne et mon second pays est le Québec, où j’ai vécu six ans !

Quel est ton métier ?

Je me suis installé comme photographe en 1987, et suis désormais éditeur des magazines Profession Photographe et Pando. Je suis également Directeur du Concours des Photographies de l’année.

Depuis la dernière edition du Concours des Photographies de l’Année, tu as changé la formule, pour quelles raisons ?

J’ai créé les Photographies de l’année en 2008, pour récompenser toute la profession. Ce concours a plutôt bien fonctionné pendant 10 ans. Je pensais que davantage de photographes souhaiteraient y participer. Mais, ça n’a pas été le cas. Nous avons perdu nos partenaires, fait fasse à des promesses non tenues (institutions, politiques). Une poignée de photographes a également eu un comportement pour le moins désagréable. L’aventure s’est donc arrêtée. Mais elle aura été fort enrichissante, tout de même, pendant ces années.

Durant les 10 premières éditions, as-tu eu des participations de photographes africains ou des soumissions de clichés réalisés en Afrique ? 

Le concours a eu assez peu de photographies du continent africain et, en 11 éditions, je n’ai pas le souvenir de photographes africains ayant participé au concours. Je pense que c’est probablement lié à un défaut de communication, à un manqué de notoriété du concours sur le continent africain. 

Les participations au concours sont fluctuantes d’une année à l’autre. Par exemple,une année, nous avions eu beaucoup de Suisses et d’Italiens. Avec des photographes de ces deux pays au palmarès. Puis après, plus rien.

La profession de photographe au Bénin est entrain d’évoluer très rapidement, autrefois inconsidérés les photographes font désormais rêver. Beaucoup de très bons photographes se mettent à leur compte, quels conseils donnerais-tu à ces photographes ? 

Humblement, je vais dire que je connais assez peu l’Afrique, et pas du tout le Bénin. Ceci dit, lorsque j’étais enfant, j’ai collectionné les timbres. Et je me souviens des jolis timbres du Dahomey…

En ce qui concerne la profession de photographe, je crois qu’il faut être passionné pour faire ce métier. Il y a quelques années, un photographe à qui nous avions remis un trophée d’honneur avait dit ceci : « Pour vivre de la photo aujourd’hui, il faut vivre avec une personne riche ou un professeur, dans les deux cas, vous êtes sûrs de manger ». Partout, l’arrivée d’Internet et du numérique a complètement changé l’économie de la photographie professionnelle. En quelques lignes c’est compliqué de résumer, mais les agences à bas coûts ont tiré les prix vers le bas… Plusieurs acteurs du numérique ne sont là que pour la partie financière. Les droits et la rémunération des photographes, c’est le cadet de leurs soucis. Et désormais tout le monde se dit photographe ! Donc difficile d’exister et de perdurer, à moins d’être passionné et épaulé !

Quels conseils ou recommandations donnerais-tu aux participants du concours Les 100 plus belles photos du Bénin ?

Je crois qu’il faut se faire aider pour la sélection des photos. Un regard externe est souvent bon à prendre.

J’ajouterais qu’il est impératif d’être rigoureux dans le choix des photos et ne pas trop « jouer » avec Photoshop. La retouche doit être mesurée.

Pour mieux te cerner, jouons au questionnaire de Bernard Pivot…

  • Ton mot préféré ? Solidarité.
  • Le mot que tu détestes ? Trahison
  • Ta drogue favorite ? Je ne suis pas en manque de quelque chose en particulier. J’aime les polars, le cinéma, la télé, le sport, les voyages, les repas entre amis, etc.
  • Le son, le bruit que tu aimes ? L’ouverture d’une bouteille de vin.
  • Le son, le bruit que tu détestes ? Les sirènes en general. Cela n’annonce rien de bon !
  • Ton juron, gros mot ou blaspheme favori ? Oh putain !
  • Le métier que tu n’aurais pas aimé faire ? Politicien…
  • La plante, l’arbre ou l’animal dans lequel tu aimerais être réincarné, si c’est possible ? Je ne crois pas beaucoup à la réincarnation, mais pour le plaisir : un chêne. 

Pascal QUITTEMELLE offre un an abonnement au magazine « Profession Photographe » à l’auteur de la photographie gagnante pour chaque thématique. Pour en savoir plus sur « Profession photographe » c’est par ici.

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