Euloge TOCHOEDO, guide au Bénin et jury du concours

Comme l’écrit Alexandre JARDIN, il existe deux types de personnes  : les diseux et les faiseux. Euloge TOCHOEDO fait assurément partie de la seconde catégorie. Il aime son pays et en connaît les moindres recoins. Il transmet son amour et ses connaissances du Bénin, et travaille d’arrache-pied pour faire avancer, changer les choses, partout où il passe. Un cœur, des connaissances et une énergie communicative, au service des autres  !

Après Fred MARIE, rencontre avec Euloge, passionné et passionnant, guide Nature et Culture au Bénin, membre du jury du concours : « Les 100 plus belles photos du Bénin »…

Bonjour Euloge TOCHOEDO 

De quelle/es origine/es es-tu ? 

Je suis originaire de Avrankou, une ville au Sud-Est du Bénin, dans le département de Ouémé. 

Tu es Guide Nature & Culture au Bénin, comment en es-tu arrivé là ? 

Je suis le promoteur du Groupe Nature & Culture Découverte (GNCD). Passionné de football, je voulais voyager en Europe pour débuter ma carrière de football. Pour atteindre mon but, j’avais choisi d’étudier le tourisme après mon baccalauréat. Finalement, je me suis réorienté et j’ai donc décidé de renforcer mes capacités dans le tourisme afin de développer ce secteur embryonnaire : le Bénin est peu connu à l’échelle internationale. 

En combien de langues t’exprimes-tu ? 

Je tente de compléter mes connaissances, mais j’ai peu de temps pour cela… alors, j’utilise le français et 10 langues locales.  

Te souviens-tu de la première visite que tu as organisé ? C’était où et avec qui ? Un souvenir marquant, amusant, émouvant, lors de cette première fois ? 

Mon premier voyage dans le Bénin a duré 8 jours. Nous sommes allés jusqu’au Parc National de la Pendjari avec la famille Duval. Je me souviens qu’il y avait notamment Noémie, une française venue de la Basse-Normandie. J’avais déjà vu la plus part des grands mammifères du Parc au cours de mes stages professionnels, et j’étais heureux d’y amener ce groupe. Nous avons croisé des éléphants, des buffles, des phacochères, de nombreux oiseaux, des antilopes, des singes et… le LION.  C’était magique. Un vrai bonheur collectif et personnel. Mes visiteurs ont beaucoup apprécié l’organisation de leur séjour et sont revenus, l’année suivante, pour d’autres découvertes. J’étais fier de moi-même. 

De nombreux guides proposent leurs services. Quellles sont tes recettes pour être un bon guide ?

J’innove sans arrêt. J’enrichis mes propositions touristiques. J’echange beaucoup avec les populations locales. Cela m’aide à créer du sur-mesure pour mes visiteurs, en respectant leurs goûts et leurs envies. 

Tes coins de visite préférés au Bénin ? 

Le Bénin dispose de riches potentialités touristiques sur l’ensemble de son territoire. Du coup, je vois des intérêts touristiques partout au Bénin. Cela fait que j’aime la terre béninoise. 

Tu es très investi auprès des enfants, notamment à l’école de Ganvié (la “Venise” africaine). Quels sont tes objectifs ? 

Depuis des années, je m’investi énormément pour les enfants car ils constituent des richesses pour le Bénin de demain. Comme l’a écrit Victor HUGO, après la visite d’un bagne : «  Chaque enfant qu’on enseigne est un homme qu’on gagne  ».

Mes objectifs sont doubles. D’abord, créer un cadre pour les enfants avec des moyens à court, moyen et long terme, afin d’améliorer leur éducation avec un bon suivi. Je souhaite également créer des activités féminines, dans les milieux ruraux, afin de soulager l’économie des femmes et surtout de les rendre autonomes.  

La region d’Adjarra et de la rivière Noire t’attire. Peux-tu nous dire pourquoi ? 

Adjarra… J’aime cette commune. La rivière Noire est magnifique et mérite d’être connue et découverte par nos visiteurs. Je suis particulièrement attaché aux enfants qui y vivent et je crois que c’est réciproque ! J’ai donc lancé un projet à Adjarra : une ferme d’élevage et de pisciculture. Il y aura également des chambres pour accueillir les visiteurs de passage. Nous travaillons ensemble, avec les villageois et les enfants, et ça avance, dans la sueur, la joie et l’amour. 

Pour en savoir plus, n’hésitez pas à aller sur la page Facebook “Les amis de Raphaël” 

Tu es l’un des membres du jury du concours Les 100 plus belles photos du Bénin. Qu’attends-tu d’une photo qui représente le Bénin ? Quelles recommandations donnerais-tu aux participants de ce concours ? 

J’aimerai que la photo qui représente mon cher beau pays, le Bénin, soit une photo simple qui exprime cette chaleur, ce sourire, ce charme et cette joie de vivre qui nous anime lorsque nous accueillons tout visiteur. 

Je recommande aux participants de prendre tout leur temps avant de prendre et surtout de choisir cette photo. Car cette photo doit faire “Waouuuu”  à toute personne qui la voit ! Elle doit séduire et donner l’envie de voyager vers le Bénin ou de se déplacer dans le Bénin par curiosité.  

Comment résonne le nom Bénin en toi ? 

Le Bénin est dans mon cœur et me parle. On communique à chaque instant. C’est mon souffle de vie.   

Pour mieux te cerner, jouons au questionnaire de Bernard PIVOT : 

  • Ton mot préféré ? Amour
  • Le mot que tu détestes ? Mentir
  • Ta drogue favorite ? La danse 
  • Le son, le bruit que tu aimes ? Les chants d’oiseaux 
  • Le son, le bruit que tu détestes ? La scierie 
  • Ton juron, gros mot ou blasphème favori ? Escroquerie 
  • Le métier que tu n’aurais pas aimé faire ? Politicien 
  • La plante, l’arbre ou l’animal dans lequel tu aimerais être réincarné, si c’est possible ? Le Baobab 

Merci Euloge TOCHOEDO. 

Pour avoir la chance de t’avoir comme Guide, on peut te contacter par mail natureculture04@gmail.com (ou  + 229 97 51 12 08). Pour suivre le projet sur Adjarra, c’est sur la page Facebook “Les amis de Raphaël”.  

Une réflexion au sujet de « Euloge TOCHOEDO, guide au Bénin et jury du concours »

  1. Je confirme, un très bon guide

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