De retour du Festival photo de Bellême

C’est un peu fatigués par l’agitation des derniers jours/semaines que nous avons pris la route pour Bellême en Normandie depuis Nice. Nous ne pouvions faire difficilement plus long comme trajet en France ! Pour nous simplifier la vie c’est sous la tempête Miguel que nous avons fait les derniers kilomètres.

Vendredi 19h30, nous arrivons à la salle des fêtes de Bellême, une jolie bâtisse toute en pierres avec poutres apparentes. Nous sommes invités a assister au gala de remise des prix du concours des photographies de l’année organisé par l’APPPF. Après un cocktail de bienvenue, nous nous faisons servir un bon repas entrecoupé par la présentation des nominés et des lauréats. L’une des magnifiques photos présentées ce soir retient notre attention : l’arbre généalogique de Stéphane Scotto, une photographie aérienne prise au dessus du bassin d’Arcachon. J’ai participé au concours avec deux photographies, l’une réalisée en janvier lors des fêtes Vodou au Bénin et une réalisée au Tchad à N’Djamena, les deux dans la catégorie spectacle. A mon grand regret je n’ai pas été nominé, je ne cache pas ma déception concernant la photo sur le Vodou. Peut être était elle dans la mauvaise catégorie ? Je ne sais pas, j’ai eu du mal à la catégoriser…

Le lendemain, rendez-vous à midi pour le démarrage du salon du livre. Peggy et moi sommes là pour présenter mon premier livre : « Souffle, le Bénin, vu du ciel ». Le livre est bien accueilli par mes confrères ce qui est une vraie reconnaissance pour moi. Plusieurs photographes dont je connais le travail sont là pour présenter leur dernier ouvrage. Je sympathise avec Stéphane Scotto et nous échangeons nos points de vues sur la photographie aérienne. Il est réticent à l’utilisation du drone. Je le comprends, je l’étais moi même aussi avant de travailler avec ! Pour Stéphane il faut dire que ça se comprend encore plus ! Il est complètement obsédé par la netteté de ses images, il le dit lui même et je ne fais que reprendre ses mots ici. Il travaille avec un boitier moyen format, pour les novices : c’est un appareil photo dont le capteur est a peine plus petit que l’écran de votre smartphone ! Imaginez la quantité de lumière et le nombre de pixels que l’on y trouve. Vu la taille de l’appareil ce n’est plus un drone mais un gyroptère qu’il faut pour soulever la bête, autant monter avec ! Ceux qui pensent que la course à la définition est une hérésie n’ont pas vu les tirages très, mais alors très grand format, que Stéphane a ramené !

Revenons à nos moutons, ou plutôt à nos drones si je puis dire. Ma réticence à utiliser ce genre d’outils pour ramener des images étaient différentes, il faut comprendre comment je travaille pour voir a quel point l’utilisation du drone est à des années lumières de mon travail habituel. Le drone fut acquis pour répondre aux besoins d’un clients régulier. J’aime photographier les gens, j’aime raconter des histoires. De tous mes portraits je connais le nom de chaque personne et j’ai une anecdote à raconter. Je passe énormément de temps avec les personnes que je photographie et je reviens toujours sur les lieux de mes reportages. Avec le drone la façon de travailler est différente, on est loin du sujet, on ne voit que ce que le drone cible et il est difficile de composer son image même si l’on peut aisément piloter l’engin, on est tout simplement pas dans l’image, un peu comme si on jouait à un jeux vidéo. Je dois bien l’avouer, certaines photographies du livre ont été physiquement confortable à réaliser puisqu’allongé dans un transat ! D’autres m’ont provoqué quelques sueurs froides car je mettais du temps à obtenir ce que je voulais et je voyais le pourcentage de batterie chuter rapidement, ce qui risquait de provoquer à son tour la chute du drone… dans l’eau… Un avantage a cependant rapidement balayé ces défauts : le vol à basse altitude, voler à 3 mètres, à 2 mètres ou moins est envisageable, cela ouvre de nouvelles perspectives et de nouveaux angles de vues.

Photographie issue du livre « SOUFFLE, le Bénin vu du ciel ».
Cette photo illustre parfaitement toute la problématique du drone, une contrainte de précision énergivore en batterie faisant prendre le risque d’un crash dans un élément hostile : l’eau mais aussi son plus gros avantage, le vol à basse altitude allongé dans un transat !
Echange de livre avec Stéphane Scotto.

Samedi 18h, Pascal Quittemelle nous emmène pour une petite ballade à travers Bellême pour faire le tour des différentes expositions sur le thème : « l’ eau, l’océan et l’homme ». La mienne est très bien placée, dans la petite côte qui mêne à la salle des fêtes, tout le monde l’as vue. Malheureusement je suis le dernier à pouvoir présenter mes photos et il ne reste guère peu de monde pour m’écouter. Amis béninois, soyez rassurés, le pays est bien mis en avant et nombreux sont ceux qui pourront en découvrir une partie via l’exposition visible jusqu’au 2 septembre.

Photo : Peggy Sanvee

La journée du dimanche commence par un petit déjeuner historique laissant une grande place à l’humour et aux anecdotes du photographe Guy Le Querrec. Nous sommes une grande partie des festivaliers a être logés à l’hôtel du Golf. Notre manque de discrétion et les fou-rires de John Briens (qui représente l’imprimeur Escourbiac, partenaire du festival et qui va imprimer nos futurs livres) dénotent un peu dans la salle de restauration !

Le reste de la journée est consacré au salon du livre et à la dégustation d’huîtres (Merci à Stephane Scotto et Gregory Pol).

Ce festival ut également l’occasion de découvrir un appareil photo pas comme les autres ! Un mariage entre une chambre et un reflex numérique avec un objectif très ancien bourré de défauts optiques qui donne un charme tout particulier aux portraits ! C’est avec grand plaisir que nous nous sommes fait photographier par Didier Leplat et sont Trombinotron !

Nous reprenons la route dimanche soir, le trajet Bellême – Nice étant trop court à nos yeux nous faisons une halte de 24h à Strasbourg afin d’y récupérer les derniers exemplaires du livre SOUFFLE…

Ces quelques jours passés à Bellême furent très agréables et les différentes rencontres avec les collègues de la profession enrichissantes.

Nous sommes ravis d’avoir pu constater que notre projet un peu fou de créer une maison d’éditions fut chaleureusement accueilli par des grands photographes ainsi que des spécialistes comme Éric Delamarre (photographe, auteur de nombreux livres sur la gestion de l’activité de photographe mais aussi professeur à l’école des Gobelins), John Briens de l’imprimerie ESCOURBIAC spécialisée dans les beaux livres, etc. que nous remercions.

L’équipe MIWA remercie tout particulièrement Pascal Quittemelle, sa famille ainsi que la commune de Bellême et l’association des commerçants pour leur accueil chaleureux et l’organisation de ce festival qui valorise la photographie professionnelle.

Nous vous le rappelons, les différentes expositions seront visibles jusqu’au 2 septembre 2019.

Julien.

2 réflexions au sujet de « De retour du Festival photo de Bellême »

  1. Très beau souvenir et au plaisir de se revoir !

    1. Au plaisir de se revoir oui ! Merci encore pour les portraits avec le trombinotron, on adore !

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